Comme vous avez pu le constater, nos paniers en ce printemps ne brillent pas par leur diversité.
Vous avez sans doute compris qu'il ne s'agit pas d'une punition que nous infligeraient nos chers
maraichers, mais des conséquences de la météo des derniers mois.
Petits rappels :
Janvier : tempête, serre en partie détruite, pas encore réparée...
Hiver et printemps : pluies diluviennes et inondations, grêle, gel tardif, …
Les pertes dues au climat s'élèvent à :
600 kg de semences de pommes de terre qui ont pourri dans la terre trop humide et dont on aurait pu
espérer une production de 10 tonnes environ ;
2000 m2 de carottes détruits : les carottes avaient germé quand deux orages de grêle successifs, l'un
à 17h l'autre à 20h se sont abattus sur les plantules de 4 cm ;
10 000 pieds d'épinards et de nombreuses salades ont péri dans des inondations ;
400 pieds de courgettes n'ont pas résisté non plus aux intempéries.
Tous ces légumes auraient dû agrémenter en quantité nos paniers en ce mois de juin...
À cela nous pouvons rajouter une erreur humaine : les pieds de piments doux des Landes se sont
avérés être des piments forts, très forts...
Il ne s'agit pas de se plaindre, ni d'en incomber la faute à nos maraichers. Toute l'agriculture est
atteinte cette année, des agriculteurs ont tout perdu et sont dans une détresse extrême.
Ces incertitudes sont récurrentes et s'ajoutent à des contextes économiques de moins en moins
favorables, nous le savons. C'est d'ailleurs pour cela qu'Aurore et Philippe ont programmé, dans les
contrats, des semaines sans panier en avril-mai, même si cela leur porte préjudice pendant ces mois
d'intense travail et de grandes dépenses.
Rappelons que les AMAP sont des associations dont le but est de soutenir les agriculteurs locaux,
de les aider à se convertir au « sans intrants chimiques », de les soutenir quand les conditions sont
défavorables, de leur permettre de faire face à une concurrence sans pitié et parfois déloyale.
Heureusement il y a des fèves (rappelons que ça n'avait pas été le cas l'an dernier à cause de gels
et aussi que les cosses se consomment quand elles sont fraiches et tendres), les salades, betteraves et
les légumes de la serre d'Aurore et Philippe.
Heureusement aussi que, dans la serre du papa d'Aurore, tomates, aubergines, poivrons et haricots
palette vont bon train et nous pouvons espérer en avoir dans une ou deux semaines. À ce propos, je
rappelle que cette serre est en conversion bio (1ère année).
Aurore et Philippe ont resemé des pommes de terre, elles donneront en juillet-aout, et d'autres
courgettes qui devraient être abondantes dans 3 semaines.
Si vous voulez vous convaincre encore plus du bon rapport qualité/prix des légumes de nos paniers
et du bon travail de nos maraichers, faites un tour dans les grandes surfaces et observez prix et
provenances des légumes proposés (sans parler des légumes bio).